LMNP et SCI : que choisir ?

0
155
LMNP et SCI

Se lancer dans une carrière d’investisseur immobilier passe par la bonne sélection de son statut. Ce dernier impact directement votre gestion et votre rentabilité. C’est pourquoi, il est important de prendre le temps de se renseigner et d’y réfléchir. Comparons donc les deux statuts phare de l’immobilier, LMNP et SCI !

LMNP et SCI ? Reprenons depuis le début !

Avant de se lancer dans un comparatif, il est important de revoir les bases ! Pour se faire, nous allons détailler chacun des 3 statuts qui s’offrent à vous. Le fameux statut LMNP (loueur meublé non-professionnel), la SCI à l’IR (impôt sur le revenu) et la SCI à l’IS (Impôt sur la société. C’est parti ! 

LMNP

Très prisé et très largement diffusé, c’est simplement le statut référence en matière d’immobilier. Son accessibilité, sa simplicité de création et de gestion en font l’un des statuts les plus simple à manipuler. Pour cette raison, la plupart des investisseurs se lançant sur le marché de l’investissement immobilier partent sur ce statut. Malgré cela, la plupart se demandent tout de même quel est le meilleur compromis entre LMNP et SCI.

Comme son nom l’indique, le statut de loueur meublé non-professionnel s’adresse aux investisseurs qui exploitent leurs bien immobilier en meublé. De plus, ce statut à une limite assez contraignante. En effet, les recettes que vous allez générer ne pourront pas excéder 23 000 € par an (ou inférieur au revenu global du foyer). Ainsi, un ou deux appartements en location de courte durée peuvent vite exploser ce plafond. 

D’un point de vue fiscalité, entre LMNP et SCI la chose est aussi plus simple du côté du statut non-professionnel. En effet, lorsque vous allez déclarer vos gains au trésor public, vous aurez le choix entre deux régimes d’imposition. Soit, le régime micro-BIC, soit, le régime réel.

  • Le régime micro-BIC : Cette option, c’est le choix de la simplicité. En effet, vous n’avez quasiment rien à faire lors de votre déclaration et en contre partie, l’impôt sera appliqué sur 50 % des revenus immobilier de l’année. 
  • Le régime réel : Ce statut est plus intéressant, mais demandera plus de travail de votre part. En effet, ce régime permet d’amortir votre bien ainsi que toutes les charges liées à l’exploitation du bien. Par exemple, si vous exploitez votre bien location de courte durée, vous pourrez déduire tous les consommables que vous mettrez à disposition de vos locataires (produit vaisselle, produit d’entretien, papier toilette, etc.), ce qui implique une bonne gestion. 

En résumé, c’est un choix idéal pour vous lancer. La création du statut se fait en ligne et sa gestion simplifiée vous permettra de vous concentrer sur l’essentiel. En contre partie, la limite de chiffre d’affaire vous poussera à faire évoluer le statut et à vous demander quoi choisir entre LMNP et SCI. 

SCI

Passons maintenant à la SCI. Avant d’aller plus loin, il est important de comprendre une chose. SCI signifie, société civile immobilier. Le mot important ici, c’est civil. Ce mot indique que cette société ne peut pas, par définition, exercer une activité commerciale. Hors, la location meublée est considéré comme commerciale.

L’un des premiers points qui diffèrent entre LMNP et SCI, c’est la simplicité. Si le statut de loueur meublé non-professionnel est simple et concis, les SCI, c’est différent. Et pour cause ! Il existe différents types de société civile immobilière et chacune d’entre elle correspond à une exploitation différente. 

Ainsi si vous choisissez de partir sur ce statut, vous devrez choisir entre, SCI à capital fixe, SCI à capital variable, SCI de location, SCI familiale, SCI de jouissance à temps partagé, SCI d’attribution ou encore SCI de construction-vente. La simplicité s’est soudainement envolée, on dirait.

Pour compliquer encore un petit peut la tâche, vous ne pouvez pas monter une SCI tout seul. Vous devez être au minimum 2 afin de pouvoir lancer la création de l’entreprise. Pour finir, lorsque vous aurez monté votre SCI, vous devrez encore choisir entre l’imposition sur le revenu (IR) et l’imposition en société (IS). Pour que l’article reste digeste, nous n’entrerons pas dans les détails de la fiscalité. Bien que la SCI soit compliquée à monter, elle excelle dans certains domaines.

LMNP et SCI, que choisir ?

Si votre but est de faire de la location meublé voir de courte durée, vous savez maintenant que cela n’est pas possible de le faire par une SCI. Donc le choix entre LMNP et SCI est vite fait. Toutefois, il existe peut-être une solution…

En effet, il est aujourd’hui possible de cumuler LMNP et SCI. Une SCI peut effectivement exercer une activité de LMNP à condition que cela soit en complément de son activité principale. Là notion importante ici, c’est cette condition. Cette dernière implique que les revenus LMNP ne doivent pas excéder 10 % du chiffre d’affaire de la SCI. De plus, cette activité complémentaire ne doit être pratiquée qu’occasionnellement ».

Ce qu’il faut retenir

Pour conclure, LMNP et SCI, que faut-il choisir ? Si vous vous lancez, le statut de LMNP est tout indiqué. Sa simplicité vous fera gagner du temps et vous permettra d’être rapidement dans la légalité. Si vous décidez de pousser plus loin votre activité de location meublée, il sera alors préférable de partir sur un statut du type SAS. 

Bien sûr, le statut est quelque chose que vous devrez définir avec un professionnel afin de choisir celui qui est le plus adapté à votre situation. Cela pourra évoluer en fonction du type d’exploitation que vous visez, votre situation familiale, votre situation professionnelle ainsi que vos objectifs. Seul un spécialiste pourra vous proposer un montage parfaitement adapté qui répondra à tous vos besoins.

A lire aussi : Investir à Strasbourg ?

Source d’information:

Avatar

Leave a reply